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La vie de rose : secrets de famille

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La famille c'est la richesse incroyable, ça donne des outils pour affronter les moments extraordina

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2021-09-12

XXVIII nnÉDITH KOWET nnArmand (hors de lui) : Tu veux t’en aller Édith ? Aller jouer la martyre auprès des gens et me faire passer pour une mauvaise personne ? Un mauvais mari ? Faire passer ma famille pour des mauvaises personnes ? Vas-y ! Tu ne verras personne s’en plaindre. D’ailleurs personne ne s’en ai jamais plaint. Moi Kowet, je n’en ai strictement rien à foutre de tout ce que tu diras sur ma personne. Absolument rien. Seulement, dans ton discours, raconte l’histoire comme elle s’est passée ! M’attribuer la paternité d’un autre et me faire croire durant six longues années que ton fils Hugh était le mien. nnMoi (en larme) : Et tu m’as pardonné… nnArmand (tonnant) : Avec du recul, c’est la plus grande erreur que j’ai fait dans ma vie. nnMoi : …. nnArmand (en colère) : Mais ça tu vois Édith, cette croix est mienne et je la porte tous les jours que Dieu fait. Parce que malgré tout et en dépit de tout ce qui s’est passé entre nous, je n’ai jamais mêlé ou monté les enfants contre toi. Nulle été ‘intervention de cette femme que tu dénigres, il y a longtemps que tu chacun serais heureux ailleurs. nnMoi : … nnArmand (me fixant) : Tu veux t’en aller ? Vas-y ! Je ne te retiens pas Édith, la porte est grande ouverte. nnMoi (en larme) : J’étais jeune… tout le monde fait des erreurs Armand… personne n’est pas parfait… j’ai fait les miennes… Et tu as fait les tiennes aussi…. En allant faire un enfant dehors. nnArmand (tonnant) : Un enfant que tu n’as jamais accepté dans cette maison ! Un enfant qui à la moindre erreur ta sœur et toi. nnMoi : Non Armand ! Ne mêle pas Solange à cette histoire…. nnArmand : Tu étais bien contente de me pas me voir m’occuper d’Aymard n’est-ce pas ? Bien heureuse de voir ton fils dans cette maison, moi envoyant des sous tous les mois, le traitant comme le mien. nnMoi (en larme) : C’était ton choix… nnArmand (hurlant) : MON CHOIX ? MON CHOIX ÉDITH ? C’était mon choix d’apprendre six ans plus tard que mon premier fils n’était pas le mien ? Que tu m’avais menti ? Trompé ? Me faisant croire que j’en étais l’auteur ? Un enfant que j’ai veillé ? Que j’ai aimé ? Et qui portait mon patrimoine ? nnMoi (reniflant) : … nnArmand (tonnant) : Ce n’était pas mon choix, mais le tien ! Le tien ! À mentir, à manipuler et en te faisant passer une sainte et certainement pas la sainte vierge. Tu veux t’en aller ? Pars Nkoma ! Prends même le véhicule et toutes les choses qui t’appartiennent. Pars ! Mais sache simplement que le jour où, les enfants me poseront la question, je leur dirai tout sur cette histoire. Sans plus rien leur cacher. nnMon cœur fait un raté dans ma poitrine. nnArmand (me fusillant du regard) : J’assumerai entièrement ma part de responsabilités. J’espère que tu en feras autant. De toutes les façons, c’est moi qui suis responsable de ta misère. C’est moi Kowet qui t’a empêché de travailler, avec mes enfants. Enfants que toi-même Édith tu as forcé à avoir après Jaëlle. Va me vilipender comme tu as pour habitude de le faire. Crier à la terre entière le monstre que je le suis. Tu n’as jamais été heureuse dans ce mariage. Pourtant tu es rentrée dans maison tu pesais 30 kilos. Aujourd’hui tu en as 35 de plus. Va faire ton travail. n nIl se rend en chambre avec ses valises, me laissant pantoise dans le séjour et absorber par mes pensées… me revoyant 32 ans en arrière à fréquenter deux hommes, un sur place et l’autre Armand, faisant des rotations entre Libreville et Port-Gentil pour le boulot. nnC’est Solange qui nous a mis en contact, il y aller dans son bar/restaurant de l’époque presque tous les soirs pour y manger. Entre nous, ce n’était rien de sérieux… des coups un soir sur deux jusqu’à ce que j’apprenne ma grossesse. nnJ’en ai informé Solange… étant ma grande sœur normal… ne sachant pas qui des deux étaient l’auteur de la grossesse, notre décision s’est penchée sur Armand. Il était stable, avait un meilleur avenir, venait d’une bonne famille et pour sûr, mon enfant ne manquerait de rien. nnMes parents étaient encore de ce monde, Solange et moi avons fait des pieds et des mains afin que les frères de papa débarquent dans la famille de d’Adèle dans la ville, leur annoncer que leur fils, petit-fils Armand Kowet avait laissé une fille enceinte dans la capitale économique. nnQuand Armand l’a su, il est descendu accompagnée de sa mère. Il n’a pas nié les faits, bien au contraire. C’est ainsi que je me suis retrouvée sur Libreville dans le studio qu’il louait à l’époque. nnSa famille étant une comme il n’en existe plus, nous nous sommes mariés. Pensant ainsi ne plus jamais avoir à adorer le sujet, plus jamais. À la naissance, j’ai donné le prénom du père d’Armand à Hugh… fin de l’histoire. nnLes soupçons sont arrivés de la vieille Kowet. Plus elle regardait Hugh, le plus elle voyait je ne sais quoi sur lui. Mais à chaque fois qu’elle nous rendait visite, je voyais son regard sur l’enfant. À chaque fois. En panique, j’ai pris une deuxième grossesse. Ce fût mon coup de grâce. nnDe suite, elle m’a dit les yeux dans les yeux. Cet enfant n’est pas d’Armand. Parlant ainsi d’Hugh. Je me suis offusquée, j’ai fait tout un cinéma, une histoire. Moi Édith être accusée de la sorte par ma belle-mère. J’ai fait toute une histoire sur ses accusations en pensant que dernière Armand prendrait mon parti. Ce fût ma deuxième erreur. nnMaintenant qu’il avait un vrai enfant Kowet sous les yeux, la différence selon eux tous, était FLAGRANTE. Toujours selon eux. C’est à ce moment que ma déchéance a commencé, que ma relation avec Armand s’est embrassée. La pression que cette famille me faisait subir était si forte qu’à un moment à force de tirer sur la corde, elle finit par céder. nnJ’ai dit la vérité… toute la vérité concernant la conception de Hugh… Je ne savais pas qui était l’auteur de ma grossesse. Je l’ai su, le jour de mon accouchement en recevant mon fils contre ma poitrine. C’est à cet instant que j’ai compris que ce secret serait mien et que je l’emporterai à la tombe. C’est ce que je pensais… nPour moi, Armand a toujours été le père d’Hugh. Je n’ai jamais pensé autrement. Une fois mariée, je ne suis jamais plus allée voir ailleurs. Je me suis concentrée à mon couple, à subir Adèle Kowet. nnSubir les humeurs d’Armand, ses absences…mon couple qui battait de l’aile… Deux ans. Durant deux longues années, pourtant je suis restée attendre patiemment que mon mari me pardonne…Ce qu’il a fait. Sans savoir qu’il avait un cadeau empoisonné avec cette décision. nnC’est deux ans plus tard que j’ai appris l’existence de cet enfant. Adèle qui m’avait dit les yeux dans les yeux : Le premier petit-fils Kowet ? S’il s’occupe de ton enfant, ce n’est pas son sang dont il ne s’occupera pas. Si c’est moi sa mère, c’est moi qui aie payé ses études, Armand ira reconnaitre cet enfant. nnEt il l’a fait… bien qu’il ne s’en ait pas occupé financièrement tout de suite. J’ai eu mal… mal au plus profond de moi. Quand on dit à une femme, je te pardonne… et que la personne continue à s’occuper de l’enfant au même titre que l’autre légitime… ça fait mal, de voir toute sa famille active derrière l’enfant dit de sang bien qu’adultérin. J’ai eu mal pour mon fils, mal qu’un autre vienne lui prendre sa place d’ainé de garçon dans la famille. nnD’où mon coup de gueule au moment de la lecture du testament… exposer cette histoire devant tout le monde… me faire passer pour une mauvaise personne, une femme de peu de vertu devant les enfants et les Kowet… j’ai eu mal… nnElle a peut-etre fait revenir son fils dans le foyer, peut-etre… dans quel but ? Si au moindre écart de ma part elle me rappelait constamment mon forfait. nn[Sonnerie téléphone] nnJe me rends dans la cuisine le récupérer… je prends une longue expiration tout en me raclant la gorge avant de décrocher. nnMoi (petite voix) : Oui allô ? nnHugh : Bonsoir maman… tu vas bien ? nnMoi (petite voix) : Oui… et toi ? nnHugh : Ça va… ça va… papa est bien arrivé ? J’essaie de le joindre mais son téléphone n’est pas en service. nnMoi (reniflant) : Oui… nnHugh : C’est comment ? Ça ne va pas ? nnJ’éclate en sanglot… nnHugh : Maman ? nnMoi (en larme) : Ça va… ce n’est rien… nnHugh : Comment ça ce n’est rien ? Tu pleures et tu me dis que ce n’est rien ? C’est papa ? nnMoi (pleurant de plus belle) : Non… ce n’est pas de sa faute… nnHugh : Putain !nnMoi (en larme) : Hugh arrête ! nnHugh : Dans ce cas, dis-moi ce qui se passe ! nnMoi (en larme) : On va peut-etre se séparer…. Je n’en sais rien… nnHugh (la voix grave) : Il veut te mettre à la porte ? nnMoi : Hugh… non c’est ma décision. nnHugh (hors de lui) : Comment ça ta décision alors que tu n’as même pas un toit sur la tête ? Il ne veut plus de toi maman ? Ce n’est pas grave. Je vais te faire les papiers et tu vas me rejoindre ici. nnMoi (reniflant) : Écoute moi…nnHugh (hors de lui) : Non ! Cette histoire n’a que trop duré ! On ne peut pas être aussi méchant. Je me disais bien que le voir ici sans toi cachait quelque chose. Pourquoi ne pas m’avoir appeler ? Me faire un message m’expliquant la situation ? Pourquoi maman ? Et une fois de plus, les filles doivent être informer. Raison pour laquelle Luce est chez elles et Tobias chez son fils Adultérin. Il pense que je ne peux pas m’occuper de toi maman ? Et bien c’est ce que nous verrons. nnMoi (reniflant) : Hugh…. nnHugh (dans tous ses états) : Je te rappelle. Je suis trop énervé. nnMoi (soupirant) : N’appelle pas ton père… laisse-moi gérer cette histoire. C’est mon couple et c’est mon mari. nnHugh : Je vais t’envoyer les papiers et tu nous rejoins. Pas question que tu restes à vivre dans cette atmosphère à subir cet homme. 32 ans que cette situation dure, merde à la fin !nnMoi : … nnHugh : Je te rappelle maman. nnMoi (reniflant) : Ok.nClic. nnC’est bien plus tard dans la soirée que je réalise les mots qui sont sortis lors de ma conversation avec Hugh. Armand ne sort pas de la chambre de la soirée, je mets les plats au frigo et je vais le rejoindre. Cette dispute m’a coupé l’appétit. nnC’est tendu et la tension est palpable entre nous. Je passe sous la douche prendre un long bain… et quand enfin je décide d’y sortir. Armand n’est plus dans la pièce. Je ne le revois plus de la nuit. nnMoi (en ligne) : Je vais devoir repousser ta proposition Soso… nnSolange : Vous vous êtes rabibochés ? Jusqu’à quand Édith ? À la prochaine dispute c’est cela ? nnMoi (soupirant) : Non même pas… bien au contraire… nnSolange (pouffant) : Tu restes là-bas pourquoi faire Édith ? C’est la mort que tu attends ? Les enfants ne sont plus dans la maison, tu fais quoi là-bas ? nnMoi : Hugh m’a appelé hier et encore ce matin… nnSolange : Ah… nnMoi : Je vais rejoindre mes enfants Solange… et cette fois-ci, je ne compte plus revenir ici. nnSolange : J’espère pour toi ! Linda est là-bas, peut-etre pas en Ile-de-France, mais au moins tu auras un endroit où dormir.nnOui, j’ai décidé de ne plus rentrer. Pour faire quoi ici ? Regarder Armand faire ses va et vient dans la maison en allant s’enfermer dans une des chambres m’ignorant ?nnDepuis un mois qu’il est rentré, il n’a pas une seule fois mangé ce que je cuisine. Il m’ignore dans la maison, ne m’adresse plus la parole. Mais pas question de divorcer. Niet ! Il n’y a et n’aura qu’une seule madame Kowet, et c’est moi Édith Nkoma. nnLe mois de Novembre touche presqu’a sa fin. J’ai fait la demande de visa, j’attends. Armand n’est pas au courant, j’attends simplement de recevoir le coup de fil du consulat avant de lui dire que je m’en vais donner un coup de main à Hugh avec la petite. nnJe ne vais pas abandonner mon enfant alors qu’il a besoin de moi. Ma décision est prise depuis bien longtemps. Je pars. nnCe matin, je pars de la maison récupérer mon passeport avec le visa dedans. nn[Sonnerie téléphone] nnJ’attends de m’installer dans le véhicule avant de prendre l’appel entrant de mon fils. nnMoi (la voix enjoliveuse) : Bonjour HughnnHugh : Bonjour maman… ça va ? nnMoi (souriante) : Je vais bien et toi ? nnHugh : Ça va… Tu as reçu ton visa ou toujours pas ? nnMoi (souriante) : Je viens de le récupérer. nnHugh : Parfait ! nnMoi (amusée) : Maman arrive. nnHugh : On t’attend. Bon, je retourne on se dit à demain. nnMoi : Mmm-mmm.nnHugh : Bisou maman. nClic ! nnJe rentre à la maison faire mes valises, je passe toute la journée à faire le tri. Histoire de prendre l’essentiel avec moi. Je n’ai pas fait à manger, à quoi bon ? Les marmites sont pleins dans le congélateur. S’il veut manger, il n’aura qu’à se servir. nnÀ 20 heures quand Armand rentre chez lui, il me trouve assise dans le séjour. nnMoi (le regardant) : Bonsoir. nnArmant (refermant la porte) : Bonsoir. nnMoi : Euh… il faut que je te parle… nnIl s’arrête à mi-chemin et me regarde.nnArmand (la voix grave) : Je t’écoute nnMoi (le regardant) : Ce n’est pas pour te demander ton argent… nnArmand : …. nnMoi : Euh… Hugh m’a demandé d’aller le rejoindre… Renée a repris les cours depuis Septembre et… heu…. Il veut que j’aille garder la petite. nnArmand : Ok. Mais Édith. nnMoi (levant les yeux) : Je ne vais pas pour embêter tes enfants Armand. nnArmand (la voix grave) : Oh, tu n’as pas intérêt ! Ça je te le dis clairement Édith, tu n’as pas intérêt ! nnIl tourne ses talons et disparait derrière la porte du couloir. Il faut croire que ses enfants-là, il les a fait tout seul. nnMoi : Pouf ! nnJ’ai pris l’avion le lendemain soir, bien chargé. Ce n’est pas ce que la petite dévergondée a eu à me faire la première fois, me prendre au dépourvu. C’est bien armée que j’atterri sur Paris et que Hugh me récupère à l’aéroport Kay assise dans son siège à l’arrière. nnMoi (souriante) : Mon bébé a un an. Joyeux anniversaire mon cœur. nnHugh (souriante) : Bon retour parmi nous…nnMoi (le regardant) : En espérant que cette fois-ci, mon séjour se passera mieux que le premier. J’ai promis de faire des efforts, je compte bien m’y tenir et faire en sorte que les choses changent et s’améliorent entre Renée et moi. nnOh oui, j’ai été peste avant elle. Cette fois-ci, c’est elle que son mari mettra à la porte. Elle dégagera de cette maison à coup de pied dans le cul. Elle n’a pas la moindre idée de ce qui l’attend. Une fois à la maison et Hugh parti, je sors bruler mon passeport et je l’enterre. Pas de panique, j’ai fait la copie de la page avec le visa et la première page de mon passeport sur laquelle se trouve mes informations personnelles. À la guerre comme à la guerre. nnJe rentre appeler Solange en lui donnant de mes nouvelles, on papote une bonne heure. Si tout se passe comme prévu, elle sera ici en décembre avec Sabrina et le petit pour les fêtes de fin d’année. Je compte bien réunir aussi les miens sous le même toit. nnJ’envoie les messages aux enfants dans lequel j’annonce mon retour en France. En tout cas, je compte tous les voir. Y compris Tobias, Hugh lui enverra des sous pour le billet de train et il passera le week-end ici, avec nous. nnArmand ne m’enlèvera pas mes enfants comme il veut le faire. Il ne les éloignera pas de moi, je suis leur mère et je compte bien le rester. Avec mes défauts et mes qualités. nnJe me donne une heure ou deux en faisant une sieste, puis, je me fais à manger. Rien que pour moi. Parait que ce n’est pas moi la maitresse de maison, je vais voir. Je ne suis là que pour Kay, et bien. Je ne serais là que pour elle. nnRenée (rentrant la première) : Bonsoir. nnKay (souriante) : MamannElle va se laver les mains dans l’évier, les essuies puis, revient prendre sa fille dans ses bras. nnRenée (lui couvrant de baisers) : Bonsoir mon cœur… ça été cette journée ? nnMoi (toute gentille) : Un vrai amour cette petite boule de poil. Et moi qui m’attendais à ce qu’elle fasse de crise, rien. nnRenée (me regardant) : Merci. nnMoi (souriante) : Je le fais pour ma petite fille. nnHugh nous retrouve en pleine conversation sur sa fille qui en le voyant, quitte les bras de sa mère et va en marchant se jeter dans ceux de son père. nnMoi (surprise) : Oh, elle marche ? nnHugh (amusé) : Ah oui, j’ai oublié de te le dire ce matin. Elle marche depuis ses dix mois. nnMoi (rire) : Mais c’est qu’elle est cachotière, petite coquine. Mamie n’a rien vu venir, juste les dents et les cheveux qui ont bien poussé depuis la dernière fois. nnHugh (embrassant sa femme) : Bonsoir madame Kowet. Tu es rentrée depuis longtemps ? nnRenée (le regardant) : Non, à l’instant. nnMoi (les regardant) : Je vais doucher la petite. nnHugh (souriant) : Non, c’est moi qui le fais. nnMoi : Oh… okay. nnHugh (souriant) : Alors, c’est quoi que tu aies fait ? nnMoi (le regardant) : Fais ? nnHugh (souriant) : À manger je veux dire. nnMoi (le regardant) : Rien… je n’ai pas osé entrer dans la cuisine de Renée… J’ai retenu la leçon. nnRenée (souriante) : Ce n’est pas grave chéri… je vais le faire. nnHugh : Ok. nnOh oui ma cocotte, tu le feras tous les jours. Tu t’occuperas aussi de ta maison et de ton enfant. Nkoma est en vacances et je compte bien en profiter. nnChacun s’en va, Hugh avec sa fille à l’étage, moi devant la télé et René en cuisine nous faisant à manger. Une heure plus tard, nous sommes tous assis autour de la table.nnMoi (regardant Renée) : Alors, tu as repris les cours ? C’est une bonne chose. nnRenée (croisant mon regard) : Oui. nnMoi (la regardant) : Ou comme ça ? nnHugh (souriant) : Elle fait une licence professionnelle en finance. nnMoi (le regardant) : Je ne sais pas ce que sais… mais c’est bien ? Dans une université alors ? nnHugh : Une école. nnMoi : Ah… ce n’est pas plus chère ? nnHugh : On n’avait pas le choix, avec la petite… nnMoi : Ah. C’est quoi comme école ? nnHugh (amusé) : Maman ? nnMoi (rire) : Je fais la conversation c’est tout… Donc cette année, c’est stage et remise de diplôme alors. nnRenée : Oui. nnOh ma petite, si tu penses que cette année tu me dribleras, alors c’est mal me connaitre. Cette école, tu la feras et le diplôme, tu l’auras. De gré ou de force. nnMoi (souriante) : Alors, qu’avez-vous prévu pour son de faire pour le premier anniversaire de Kay ? nnRenée (regardant Hugh) : Rien. nnMoi (souriante) : Comment ça rien ? Ses oncles et tantes sont tous ici… tu as de la famille non ? nnHugh (me regardant) : Les finances ne nous permettent pas de recevoir du monde actuellement. nnMoi (rire) : Achète-moi de la farine, des œufs, du lait et de la levure. Je te sortirais des merveilles. C’est votre premier enfant et c’est son premier anniversaire. Il faut marquer le coup. Même si ce n’est pas grand-chose. nnHugh (se grattant la tête) : Il faut voir avec Renée.nnRenée (me fixant) : Il n’y aura pas de grande fête à déplacer les gens, alors qu’elle ne s’en souviendra pas. Juste nous et c’est tout. On ira faire une séance photo tous les trois… si tu veux te joindre à nous tu peux. Ensuite petit restaurant et c’est tout. On a d’autres projets avec notre argent.nnMoi (regardant Hugh) : J’ai raté quelque chose ? nnHugh (souriant) : En fait… nnRenée (me montrant toutes ses 32 dents) : Je suis enceinte. nnHugh (souriant): Surprise ! nnRenee (souriant en coin) : De deux mois. nnÔ la garce ! Pile poil au moment ou elle a su que je revenais. nn nn AYMARD KOWET nnDécembre… nnC’est l’heure ! Cette année est dingue. C’est la dernière et la pression est à son comble. Si je la ressens, je ne me demande bien ce que ressente les autres. Je passe sous la douche et je me prépare pour la fac. nnTobias (derrière moi) : Bonjour le grand. nnJe range mes cahiers dans mon sac. nnMoi (me retournant) : Salut petit ! On dit quoi ? nnTobias : Ça va… joyeux anniversaire. nnMoi (le regardant) : Merci. nnTobias (soutenant mon regard) : Tu as prévu quelque chose ? nnMoi (arquant les sourcils) : Tu m’as organisé un anniversaire surpris ? nnTobias (rire) : Non. Maman veut me voir par contre. nnMoi (le fixant) : Si tu y vas, fais-moi un message. nTobias (me regardant) : Avec le boulot… j’irai plutôt demain soir. nnMoi (prenant la porte) : Ok. nnJe prends mon vélo et direction la gare prendre le train et me rendre en fac. Je froisse mon visage à mesure que je m’avance devant la porte de la salle de classe. nnLori (me faisant un câlin) : Joyeux anniversaire Aymard. nnMoi (souriant) : Merci. nnThomas (m’attrapant par le bras) : C’est bon ! Lâche-la maintenant ! nnMoi (rire) : Quel gros jaloux ! nnThomas (me regardant) : J’assume. nnAlicia (me regardant) : Joyeux anniversaire Aymard. nnMoi (soutenant son regard) : Merci. nnElle me tend un paquet que je regarde sans prendre, ne comprenant pas son geste en fait. nnAlicia (souriante) : C’est à toi. nnGros moment de malaise, Thomas prend le paquet à ma place. nnThomas (souriant) : C’est l’heure ! nnIl embrasse sa copine et nous entrons tous les deux dans la salle de classe prendre nos places respectives. nnThomas (soupirant) : Pourtant je lui ai dit de ne rien te prendre. Elle n’a pas écouté. nnMoi (levant les yeux) : Comme toujours ! nnThomas (sortant la boite du paquet) : Une PS4. Ça du lui couter une blinde.nnJe soupire longuement, ne sachant pas quoi dire ou quoi faire de cette fille. Plus collante que cette fille n’hésite pas. nnThomas (remettant la boite dans le paquet) : Donne-lui une autre chose… je ne sais pas. nnMoi (le regardant) : Tu es sérieux la ? Pour qu’elle me colle plus qu’elle ne le fait actuellement ? nnThomas (soupirant) : Je sais… mais au moins, tu pourras la canaliser. nnMoi (bousculant la tête) : Non ! nnThomas : Enfin bref ! Tu fais quoi après les cours ? nnMoi (amusé) : Je rentre chez moi, me faire un bon sandwich et le déguster devant la télé. nnThomas (me regardant) : Ok. nnMoi (arquant les sourcils) : Quoi ? nnThomas (me regardant) : Avec Alban on compte te faire sortir un peu. nnMoi : Oh non !nnThomas (sourire en coin) : Oh si ! Et tu vas adorer. nnMoi (le regardant) : Je sais déjà que je vais détester. nnThomas (souriant) : Fais toi beau, mais vraiment beau gosse. À 17 heures on démarre. nnEt à 17 h tapante, les mecs me prennent sans me dire où l’on va. Faire le trajet Caen/ Paris en passant par la A13 malgré les péages. nnThomas (me regardant) : Joyeux anniversaire bro ! Et surtout, profites de cette soirée.nnAlban : C’est la moindre des choses, après le trajet que l’on vient de se faire de Caen, jusqu’à Paris.nnMoi (souriant) : J’apprécie. Merci pour l’effort fourni.nnAlban (rentrant dans la salle) : Attention, mesdames et messieurs, les beaux gosses sont dans la place. nnThomas (le suivant) : Un fou ! nnMoi (derrière eux) : N’oubliez pas que je n’ai pas de permis de conduire et qu’il faut rentrer chez nous. nnAlban (souriant) : Ne t’inquiète pas, tout le week-end t’es réservé. nnJe prends une longue bouffée d’air avant faire comme les autres, plongé dans le bain et profiter du moment. Ce qui ne m’arrive presque jamais. Je prends un verre tout en gardant le contrôle de ce que je consomme. nnAlba (souriant) : Aymard, viens que je te présente. Alors Maëva, Micah et Luna. Mon pote Aymard. nnJe ne sais pas qui : Enchantée… Maëva. nnJe ne sais pas qui : Micah. nnJe ne sais pas : On se connait. nnJe la regarde de travers, vraiment de travers. De bas en haut et de haut en bas. Et d’une sale manière. nnAlban (sourire en coin) : AYMARD KOWET a encore frappé. nnMoi (la fixant intensément) : C’est quoi le prénom ? nnAlban : Luna. nnMoi (la regardant droit dans les yeux) : Et d’où est-ce que l’on se connait ? nnSon visage se décompose sur place. nnAlban passe son regard du mien à celui de je ne sais pas qui, sans trop comprendre ce qui se passe. Je le laisse avec ses gamines et je vais rejoindre Thomas près du bars.

2021-09-11

XXVII nnARMAND KOWET nnCela fait des années que je n’appelle plus cette union, un mariage. Que je me considère comme un divorcé et un père célibataire élevant ses enfants tout seul. Des années durant lesquelles j’ai arrêté de me créer des tensions vis-à-vis du comportement d’Édith dans cette maison. nnJ’ai cessé d’attendre d’elle des choses dont elle n’est pas capable de donner à ses enfants. Des lors, ma vie a complètement changé. C’est Kowet le monstre, le mauvais mari, le compagnon ignoble qui martyrise sa femme. Tout ça me passe sur le corps. nnJe ne cherche même plus à la comprendre. Comprendre une femme qui préfère prendre des vacances pendant que son fils passe le bac, c’est se demander pourquoi le Diable est diable. Chacun porte sa croix. nnL’objectif de cette année c’est Tobias et Luce qui partent tous deux en France. Cela ne sert à rien que Luce reste dans cette maison toute seule. Elle ira faire la seconde en auprès de ses sœurs. C’est ma dernière année en tant que consultant et ensuite retraite. nnAvec les sous amassés, une partie ira dans la scolarité de Tobias et l’autre dans celle de Luce. Le fait descendre chez leur sœur et frère me soulage beaucoup dans les dépenses. Jaëlle me revenait à 350 euros le mois, Janine assumant tout le reste. nnElle a bien compris qu’il faut qu’elle se bouge et sa sœur l’a aidé à trouver un stage pour l’alternance de cette année. Cette année, c’est terminée. Jaëlle n’attend plus rien de moi et c’est tant mieux. Parce que Luce arrive, bien que le lycée ne me coûtera rien, il faut penser à la fac, aux inscriptions etc. C’est à moi de le payer, même si Janine est contre. nnLe processus est lancé, il ne reste plus que monsieur Kowet Tobias. La pression que je lui mets est si forte qu’à 3 heures du matin, je le trouve en train de bosser dans sa chambre tous les jours. nnSes sœurs ont fait un sans-faute, toutes. Même Hugh, dans cette maison. S’il rate le bac cette année, ses chances pour la France s’envole avec. Il est prévenu. L’année prochaine, je n’aurai plus de moyen pour l’envoyer là-bas. Il fera comme tous les autres enfants, s’inscrire dans les écoles du pays et apprendre la vie. La vraie vie. nn[Sonnerie téléphone] nnMoi (décrochant) : Bonsoir monsieur Kowet ! nnAymard (calme) : Bonsoir papa. J’ai vu que tu m’avais appelé ? nnMoi : En effet ! Tu sors d’où ? nnAymard (amusé) : Je te l’ai dit non ? Le stage. nnMoi : Ah oui… ce n’était pas pour trois mois ? nnAymard (rire) : Si, mais ils m’ont signé jusqu’en septembre. Ce qui m’arrange aussi, je commençais à me demander quoi faire l’été. nnMoi (amusé) : Ok. Tu as trouvé l’appartement ? nnAymard : Yup ! Janine m’a envoyé ses papiers aussi, j’emménage à la fin du mois. nnMoi (fronçant les sourcils) : Comment ça ? Et les sous du loyer ? nnAymard (rire) : Comment ça et les sous du loyer ? J’ai un travail et je suis boursier aussi. nnMoi : Je te dois combien ? nnAymard (rire) : Tu veux me devoir combien Armand ? C’est déjà fait, laisse tomber. nnMoi : Je donnerai les sous à Tobias afin qu’il équipe au moins sa chambre. Tu n’as pas deux lits non ? nnAymard : Non, mais tu peux lui remettre les sous si tu le souhaites. nnMoi (arquant les sourcils) : Mais ? nnAymard (calme) : Que cela ne devienne pas une habitude non plus. Il faudra qu’il apprenne à gérer ses sous, à se trouver un petit boulot afin de combler le manquer. Et non t’appeler à chaque fois qu’il aura besoin d’argent. La galère forge le caractère papa, à penser qu’il en a, le rendra paresseux. nnMoi : Ok. Combien dois-je envoyer selon toi ? nnAymard : 350 maximum. Il ne paye pas le loyer et il n’aura aucune facture a payé. nnMoi : Ok. Mais tu ne veux pas que je t’aide dans le loyer ? nnAymard (amusé) : Ça ira papa… merci. Il n’a pas fait la demande de bourse ? nnMoi (soupirant longuement) : Si… mais le temps que de la recevoir, l’école aura déjà commencé. Et aussi, il faut qu’il ait ce examen d’office avec une très bonne moyenne. nnAymard : Ça va ? Il tient ? nnMoi : Écoute, je l’espère. Depuis janvier on bosse dur tous les deux, très dur. Au début ce n’était pas facile dû à sa lenteur, mais maintenant ça va. Il s’est réveillé avec les coups de pression que je lui mets tous les jours, on fait des grands progrès. nnAymard : Tant mieux ! Parce que je lui en ai mis aussi. Histoire de bien le motiver. nnMoi : Maintenant ça va ! Ce n’est pas qu’il n’a pas le niveau ou est idiot. Simplement qu’il est lent et paresseux et qu’il faut le bousculer pour le voir réagir. nnAymard : Ok… bon le vieux ! Je vais me faire à manger.nnMoi (amusé) : Trouve toi une femme !nnAymard (rire) : Si ce n’est que pour ça, franchement je préfère le faire moi-même et m’éviter les maux de tête. nnMoi (rire) : Et tu as bien raison. Bon appétit et bonne soirée à toi. nnAymard : Pareillement papa. nnMoi : Merci fils. nClic ! nnLes épreuves du bac ont commencé depuis hier. Je dépose Tobias au centre d’examen et je fonce au boulot. Étant plus proche de chez Arlette que de la maison, il s’y rend le midi après ses épreuves manger pour se ressourcer puis, y retourner dans l’après-midi en fonction des épreuves avec Ismaël qui passe aussi le bac. nnLe soir, on fait un petit débriefe sur sa journée et on révise l’épreuve du lendemain. Je ne me suis jamais autant impliqué dans cet examen comme je le fais avec Tobias. Le moindre relâchement avec cet enfant est fatal. Jusqu’au bout, la dernière épreuve qui est l’oral d’anglais, je l’accompagne. nnC’est seulement après ça que l’on peut souffler tous les deux. Les dés sont jetés et les carottes cuites. À ce niveau, on croisera les doigts qu’il soit au moins admissible qu’échouer. nnTobias (hurlant) : J’AI EU MON BACHOOOOOOOOOOnnLuce (le regardant) : Il faut remercier papa han ! Tout le travail qu’il a fait pour toi cette année ! Le pauvre vieux, l’épuiser comme tu as eu à le faire. nnTobias : Bouge ! nnNous sommes tous à la maison, avec Arlette et les enfants à célébrer la réussite de nos enfants. Au moins une chose de faite. nnMoi (soulagé) : C’est vraiment celui qui m’inquiétait le plus. Je peux dormir en paix. nnArlette (amusée) : Je te comprends. Ta femme n’est toujours pas rentrée ? Même pas après cette nouvelle ? nnMoi (la regardant) : La journée a bien commencé Arlette. Je savoure ma bière à l’honneur de nos enfants. Laisse Édith ou elle se trouve, faire ce qu’elle sait le mieux faire. nnArlette (arquant les sourcils) : Rendre visite à tous les marabouts de la ville ? nnMoi (rire) : Comment tu peux être méchante ! nnArlette (me fixant) : C’est quoi qu’elle sache faire sinon ? nnMoi (amusé) : Enfin bref ! Ismaël va rejoindre Nadine ? nnArlette (soupirant) : Non, il ne veut pas. Il préfère poursuivre un cursus anglophone. nnMoi : Londres ? nnArlette : Non, l’Irlande. nn[Sonnerie téléphone] nnJe sors le téléphone de ma poche en regardant l’écran. Quand on parle du loup. nnMoi (décrochant) : Allô ? nnJe m’éloigne. nnÉdith : Bonjour Armand. nnMoi (de bonne humeur) : Bonjour à toi. nnÉdith : J’essaie de joindre Tobias, mais son numéro me dit occuper… tu peux me le passer ? nnMoi (amusé) : Bien sûr ! Je te rappelle. nnÉdith : Non, reste en ligne. nnAh, elle a du crédit ? C’est bien. nnJe me mets à la recherche de Tobias dans la maison. nnMoi (lui tendant le téléphone) : Maman veut te parler. nnIl prend le téléphone dans sa main et active le haut-parleur.nnTobias : Bonjour maman… nnÉdith : Félicitations. nnTobias : Merci maman… nnÉdith : Tu me rends trop fier Tobias, tu n’as pas idée à quel point… Malheureusement, je n’ai pas pu être près de toi… suite à des problèmes… enfin bref. Mais sache que je suis très fière de toi. J’arrive bientôt, on fêtera comme il se doit. Ok ? nnTobias : Ok. nnÉdith : Papa est où ? nnTobias : En face de moi, je te le passe ? nnÉdith : Non, ça ira. Bisou et encore toutes mes félicitations mon fils. Je suis très fière de toi. Vraiment. nnTobias : Merci maman. nnÉdith : Bisou à vous. nClic ! nnJe récupère mon téléphone et je retourne dans le séjour. Des problèmes ? Contre qui ? Moi Armand ? Pfff ! Heureusement que ses enfants sont grands et savent faire la part des choses aujourd’hui. Ils voient eux même ce qui se passent sans que j’aie à leur dire quoi que ce soit. Ses filles surtout, avec les yeux grands ouverts. nnJe laisse aux enfant le mois de juillet pour souffler un peu, avec des week-end en famille que l’on organise soit à la maison, soit chez Arlette. Tous les dimanches, brunch au domicile de madame Louemba. nnEn Août, je lance les démarches administratives. Ne pouvant ma manquer le boulot, c’est Luce du haut de ses 14 ans qui gère Tobias et leur paperasse. nnUne fois le visa accepté, nos valises prêtes le 25 Août mes enfants et moi sommes assis dans air France. Je me suis pris un mois de congé et c’est auprès de mes enfants que je compte les passer. nnMerci Seigneur Édith n’est pas là, je me serais senti obligé de lui prendre un billet aussi. Des dépenses inutiles. Des consignes strictes sont laissées au gardien et à la dame de ménage. nnIl n’est pas question que j’envoie mes deux derniers sans les installer moi-même. Même si dans le fond, avec Luce, je peux dormir en paix. N’empêche qu’elle reste une enfant et la France est grande et vaste. nnTobias (me regardant) : Je vais avec vous ou comment ? nnMoi (scrutant l’horizon) : On attend tes frères. nnLuce et moi restons pour la semaine chez Hugh quant à Tobias, Aymar arrive le récupérer. Si cela ne tenait qu’à son frère, il serait déjà dans le train tout seul (rire).nnLuce (souriante) : C’est Aymard qui arrive ! nnMoi (scrutant l’horizon) : Ou ça ? nnLuce (amusée) : Mais tu ne vois le vois pas là-bas ? nnTobias (rire) : Toujours aussi frais ! nnMoi (souriant) : Un vantard ! nnLuce (me regardant) : Un peu comme toi aussi ! nnMoi (amusé) : Toi la petite ci, ta bouche ne porte pas caleçon. nnLuce : Oh oh. Hugh arrive aussi !nnMoi : Mais tu les vois arriver comment ? nnLuce (rire) : J’ai l’œil papa. J’ai des capteurs dans les yeux.nnMoi (la regardant) : Le vampire tu veux dire ? nnLuce (rire) : Non, les yeux du renard. nnHugh et Aymard se joignent à nous presqu’en même temps. nnMoi (les regardant) : Bonjour à vous ! nnSans malaise aucun, Aymard le salut et Hugh répond sans trop s’attarder sur son petit frère. nnLuce (souriante) : Quand on vous dit d’avoir des grands frères et pas des moindre… nnAymard (rire) : Combien Kowet ? nnLuce (souriante) : Comment ça ? Un petit vingt euros, ce n’est pas de refus. nnIl sort son portefeuille de la poche de son jean et y sortant deux billets, un de dix euros et un autre de cinq. nnAymard (la regardant) : C’est tout ce que j’ai sur moi. nnLuce (prenant les billets) : Merci, mon grand frère chéri du monde… nnAymard (regardant Tobias) : On y va ? nnIl récupère l’une de ses valises. nnMoi (les regardant) : On se voit dans quelques jours. nnEux (s’en allant) : Ok papa. Bye !nnHugh (souriant) : On n’y va ? Renée et Kay et nous attendent. nnLuce (le regardant) : Dans la voiture ? nnHugh : Non, à la maison. nnLuce : Ah. nnOn suit notre guide jusqu’au parking de l’aéroport, il charge nos valises dans le coffre et direction chez lui. À notre arrivée, nous sommes très bien accueillis Luce et moi. Une table bien garnie, une maison très propre et qui sent le neuf. nnRenée (souriante) : Bonjour ! Soyez les bienvenus dans la maison du bonheur de Renée et Hugh. nnMoi (la regardant) : Merci. nnMalgré le malaise, on se fait la bise. Après tout, un enfant se trouve au centre de cette histoire. À t-on encore le choix ? nnLuce (souriante) : Elle est ou ma nièce ? nnRenée (souriante) : Pas très loin… suivez-moi. nnMoi (la regardant) : Et nos valises ? nnHugh (me regardant) : Je m’en occupe papa… nnOn suit donc la maitresse de maison dans la grande pièce de vie où se trouve Kay, toute souriante et toute…nnLuce : Elle est BLANCHE !nnRenée (souriante) : Déjà parce qu’elle ne sait jamais pris un coup de soleil. Mais croyez-moi, une fois à l’extérieur elle bronzera plus que moi. nnLuce (la regardant) : Wooh ! C’est normal pour une métisse d’avoir les yeux bleus ? nnMoi (surpris) : Ses yeux sont bleus ? nnLuce (me regardant) : Comme l’océan pacifique papa ! Bleu ! nnHugh (nous rejoignant) : Tu serais étonnée de voir comment la génétique est complexe. nnRenée (sourire crispée) : Prenez place… nous allons prendre le petit déjeuner. nnLuce (jouant avec la petite) : Coucou ma nièce blanche. nnHugh (prenant place) : Elle n’est pas plus blanche que Renée. nnLuce (le regardant) : Si quand même ! En plus d’avoir des yeux bleus. nnHugh (me regardant) : Sinon papa, votre voyage ? nnMoi (croisant son regard) : Paisible. nnRenée (posant du lait sur la table) : Vous êtes en vacances c’est cela ? nnMoi (la regardant) : Moi oui… mais Luce non. Elle vient s’installer ici pendant que j’ai encore les moyens de verser une caution de cinq millions pour un enfant. nnLe couple échange un regard surpris. nnHugh (me regardant) : Ah bon ? Je n’étais pas au courant. nnMoi (soutenant son regard) : Comment veux-tu êtes au courant quand tu ne réponds pas au téléphone ? nnRenée (souriante) : Du pain monsieur Kowet ? Des viennoiseries ? Du lait ? Café ? Tout ce que vous voulez, ma cuisine et moderne et full équipée.nnMoi (la regardant) : Plutôt un viennois. nnRenée (au petit soin) : Tout de suite ! Et Luce ? nnLuce : Oh, je vais me servir toute seule. nnRenée (souriante) : Girl power ! nnRenée s’occupe très bien de moi, me met alaise. Rien à dire dessus. Elle est chez moi, chez Hugh et chez Kay. Ici et partout à la fois. Elle me sert le café viennois que j’ai demandé et pose sur la table une omelette garnie et baveuse comme je les aime. nnRenée (prenant place) : J’ai fait comme vous aimez… nnMoi (souriant) : Je vois ça… merci. nnRenée (répondant à mon sourire) : C’est Hugh qui m’a un peu briefé. nnMoi (souriant) : C’est gentil. nnRenée (me regardant) : Vous disiez que Luce s’installe ici ? Où ? nnMoi (soutenant son regard) : Sur Bordeaux avec ses sœurs. nnRenée : Oh… mais pourquoi pas chez nous ? Nous avons suffisamment de place… pour accueillir tout le monde. N’est-ce pas chéri (regardant Hugh)nnHugh (se raclant la gorge) : Oui… nnRenée (me regardant) : Je sais que la situation est toujours aussi ambiguë entre nous… mais voilà Hugh et moi avons célébré notre première année de mariage malgré les hauts et les bas… qui n’en a pas dans son couple (rire) néanmoins, on essaie chaque jour de tendre vers le meilleur. La famille de Hugh est la bienvenue chez nous. Frères et sœurs sans exception… Cela nous ferait vraiment plaisir d’accueillir Luce parmi nous. Le premier s’occupant de la dernière-née Kowet, pourquoi pas. nnHugh (me regardant) : Tu n’auras rien à débourser. Juste lui envoyer des sous de poches… nnRenée (me regardant) : Et même ça… on s’en occupe. nnMoi (souriant) : Merci… je vais y réfléchir… nnHugh : Il y a un lycée à dix minutes de la maison, je peux me renseigner pour toi si tu veux. nnMoi (le regardant) : Non, t’inquiète. Je vais le faire moi-même !nnHugh : Bien entendu… nnUn petit déjeuner dans la bonne humeur. C’est bien plus tard que je prends Kay dans mes bras, une fois doucher et tout propre. nnMoi (la regardant droit dans les yeux) : Bonjour mademoiselle Kowet. nnLuce (jamais très loin) : Hugh a fait un très beau bébé même si, elle n’a rien pris de chez nous. Même pas le regard de mamie. Rien ! En plus d’être toute blanche. nnRenée (rire) : Je ne suis pas noire non plus. Mes parents ne le sont pas non plus… Je suis 25 % noire. nnLuce (la regardant) : Hugh et 100 % noir. nnRenée (rire) : Demande à Dieu alors, c’est lui qui nous l’a envoyé. Si cela ne tenait qu’à moi, je l’aurais voulu bien chocolat… mais non.nnLes jours que je passe sur Paris, je me renseigne sur internet au près des écoles des environs. Non pas pour envoyer Luce ici. Je vois bien que ses questions agacent Renée, malgré les sourires qu’elle lui envoie. À la longue, il risquerait d’avoir friction entre elles deux. nnLuce ira tout simplement rejoindre ses sœurs qui sont exactement comme elle, c’est mieux. Je ne cherche pas les histoires ou à me retrouver à prendre un avion dare-dare sur Paris parce qu’il aurait eu un échange entre Renée et Luce et que Hugh se serait mis du côté de sa femme. Faisant en sorte que Janine et Jaëlle interviennent. nnNon ! Je vois venir les problèmes à des kilomètres, donc non. Je profite de ma petite fille puis, direction Bordeaux avec Luce l’installer et l’inscrire dans le lycée choisi par Janine. nnCette dernière profite aussi à me présenter son copain. C’est une grande fille, et depuis deux ans déjà, elle me parle de lui. Autant faire les choses proprement ou bien ? C’est autour d’un repas à la maison qu’elle l’invite se joindre à nous. Un jeune gabonais, avec qui elle était à l’école primaire. nnMoi (les regardant) : Et après l’école primaire ? nnJanine (souriante) : Chacun vivait sa vie… nous nous sommes retrouvés ici… Et voilà. nnMoi (les regardant) : Ok. Quels sont vos intentions vis-à-vis de ma fille ? nnNicolas (soutenant mon regard) : On aimerait passer à l’étape supérieure… nnMoi (fronçant les sourcils) : C’est-à-dire ? nnJanine (me regardant) : Pourquoi tu prends ta tête de mauvais jour ? nnMoi (sérieux) : Je veux connaitre ses plans. Ce n’est pas lorsque je ne serai plus ici que tu m’appelleras pour m’informer. nnNicolas : Tout à fait monsieur Kowet ! Cela fait 3 ans que je fréquente Janine… je profite de votre passage pour vous annoncer que l’on aimerait s’installer ensemble… nnMoi (la voix grave) : Pas sans mariage ! Une fille ne quitte pas la maison de son père pour celle d’un autre homme sans que ce dernier ne vienne la chercher. nnNicolas : Oui. nnMoi (le regardant droit dans les yeux) : Je vous attends chez moi, dans ma propriété. nnNicolas : Oui monsieur. nnJe passe une semaine avec les filles, je me rends dans le Lycée de Luce m’entretenir avec tous ses professeurs. Avant de quitter Bordeaux pour Caen, je m’assure de laisser tout en place. Je rejoins Aymard et Tobias, une autre ambiance, un autre décor. À la porte tu sais que c’est un appartement de mec. Tout est gris et blanc. nnJe fais pratiquement deux semaines avec eux. Une vraie mise au point s’impose avec Tobias. Qu’il comprenne bien que papa c’est fini et ce n’est certainement pas maman qui lui viendra en aide. nnMoi (le fixant) : Tu es un homme maintenant ! Tu comprends Tobias ? nnTobias (soutenant mon regard) : Oui papa. nnMoi (la voix grave) : J’attends de toi que tu te comportes comme tel ! Que les résultats suivent ainsi que le comportement ! Je donne pleins pouvoir à Aymard. Je veux que tu t’impliques comme tu as eu à le faire cette année, non pas pour moi. Mais pour toi-même ! Ma vie est loin derrière. Très loin Tobias. Je suis plus proche de la mort que toi. Demain, tu devras t’occuper à ton tour d’une famille. Tu es entre de bonnes mains. n n ÉDITH KOWET nnSolange (me regardant) : Il ne répond toujours pas ? nnMoi (soupirant) : Rien… nnSolange : Et les enfants ? nnMoi (la regardant) : Le seul qui a un portable c’est Tobias et son téléphone est éteint. nnSolange (soutenant mon regard) : Je peux te parler franchement Édith ? nnMoi (soupirant longuement) : Au point où j’en suis… nnSolange : Quitte-le ! nnMoi : Oh. nnSolange (me fixant) : Tu es encore jeune ! Tu as lui a donné 32 ans de ta vie, quitte-le ! C’est bon ! nnMoi (soutenant son regard) : Qu’est-ce que je deviens ensuite ? nnSolange : Tu viens t’installer ici, avec moi. nnMoi : Hum Soso… nnSolange : Tu n’en as pas marre d’être traiter comme une moins que rien par ce type ? Infidèle, c’est lui. Monstre, c’est lui. En plus de ça, il t’a pris tous tes enfants. Tu n’en as pas marre ?nnMoi (la regardant) : Je vais me retrouver avec rien… nnSolange : Mais il ne te donne rien de toutes les façons. Si c’est le boulot que tu veux, je te mets à l’accueil. Ou à mon secrétariat histoire de te lever tous les matins et de percevoir un trois cent cinquante mille tous les mois. Je peux te mettre dans un appartement de la Guest si tu veux avoir plus d’intimité. Mais de grâce, quitte dans ce mariage. nnMoi (soupirant longuement) : C’est compliqué tout ça Solange…nnSolange (me regardant) : Si je savais que c’était sa la vie qui t’attendait, jamais je ne t’aurai placé sur lui. Tu serais restée avec Bertrand, qui sait ou vous seriez actuellement. nnMoi (amusée) : Vu comment ton histoire s’est terminée, ce n’est pas la mienne qui aurait tenue. nnSolange (rire) : Il était moins con que l’autre ! nnMoi (soupirant longuement) : Je n’ai jamais été attiré par cette race de toutes les façons. nnSolange : Regarde ou ta race ta conduit ! Même pas une maison, un commerce. Rien. Tout ce qu’il a fait, c’est te prendre ta jeunesse. Ne le laisse pas prendre aussi tes vieux jours. nnMoi (soupirant) : Mmm…. nnSolange me dépose de bonne heure à l’aéroport et, elle s’en va aussitôt. Je prends mes valises, arrête le taxi et je me dépêche de me rendre au port. Il n’était pas question que je prenne un billet à 195000 FCFA aller simple or le bateau c’est 35 mille. Je prends le bateau et la différence, je la range dans ma poche. nnArrivée à midi, je prends un autre taxi qui me laisse à la maison. Grande fut ma surprise de trouver la maison fermée, nos deux véhicules nnMoi (furieuse) : Je dois rester dans la rue, dans ma propre maison ? nnLe gardien se dépêche de me rejoindre en venant m’aider avec les valises et les glacières qu’il pose à tour de rôle devant la porte de la cuisine qui sonne sur l’extérieur. nnMoi (le fixant) : Bonjour ! Où sont les gens de cette maison ? nnLe gardien (fuyant mon regard) : Ils ne sont pas la madame. nnMoi (la voix grave) : Ou sont-il ? Je parle français non ? nnLe gardien (fuyant mon regard) : Ils sont partis en France avec monsieur… nnJ’ai cru que j’allais perdre connaissance. nnMoi (la voix tremblante) : En… quoi ? nnLe gardien (me regardant) : En France madame… monsieur est allé déposer Luce et Tobias là-bas. nnOh non ! nnMoi (les yeux gros comme des billes) : C’est depuis quand ça ? nnLe gardien : Trois semaines madame…. C’est la quatrième semaine…. nnMoi (furieuse) : Tu as la clef ? nnIl s’empresse de m’ouvrir la porte, j’entre dans la maison en trombe en direction de la chambre mettre mon téléphone en charge, l’allumer et appeler Armand. Malheureusement son téléphone ne passe pas. Me faire ça ? M’enlever mes enfants, sans même me consulter ? Même me faire un message et m’avertir de la situation ? nnJe change de vêtement et je sors de la maison rejoindre le gardien à l’extérieur. nnMoi (furieuse) : C’est quand la dernière fois que tu as eu monsieur ? nnLe gardien : Hier soir madame… nnMoi (furieuse) : Que t’a-t-il dit ?nnLe gardien : Rien… juste qu’il rentre aujourd’hui et que la dame de ménage devait passer. nnMoi (le fusillant du regard) : Elle est passée ? nnLe gardien : Ce matin madame ! nnJe tourne mes talons et je me rends dans la maison vider les glacières dans le congélateur en ruminant. Depuis un mois Armand est en France, auprès des enfants. Et personne ne m’appelle pour me dire quoi que ce soit. Personne ! Tous ces enfants, sont sortis de mon ventre. Tous. Et aucun ne m’appelle ? nnC’est avec la haine et la rage que je prépare le repas du soir. Une immense colère gronde en moi. En fait, j’ai tellement supporté cet homme qu’aujourd’hui, je n’arrive plus à faire semblant. Je n’y arrive plus. Jouer à la bonne femme, je n’y arrive plus. nnPour m’occuper l’esprit, je vide mes valises en mettant de l’ordre dans le dressing. Dieu merci, 19 heures se pointent aussi vite et à 45, le portail s’ouvre laissant un véhicule y pénétrer… Celui d’Arlette. Elle ne met pas long feu et se casse. nnArmand (passant la porte) : Bonsoir Édith. nnJ’explose ! nnMoi (larme) : Tu ne m’enlèveras pas mes enfants Kowet ! Même si tu fais tout ce qui est en tant pouvoir en les éloignant de moi… tu ne me les enlèveras pas. nnArmand (refermant la porte) : Dit-elle. nnMoi (essuyant les larmes du revers de la main) : Tu ne me traiteras pas éternellement comme une moins que rien. Je ne suis pas un chien Armand ! J’ai des sentiments, des émotions… je suis un être humain. nnArmand (me fixant) : Au aussi ? Et tu sors d’où Édith ? Cela fait trois semaines que tes enfants ont repris le chemin de l’école. Trois mois que ton fils a eu le bac. Ou étais-tu dis-moi ? D’où sors-tu ? C’est aujourd’hui que le sort de ces enfants-là t’intéresse quand tu prends un voyage à un mois du bac ? C’est aujourd’hui que Tobias devait prendre son départ pour la France ? Depuis le 3 juin que tu as quitté le domicile familial c’est aujourd’hui que tu rentres Édith ? le 28 septembre ? nnMoi (pleurant de plus belle) : Je n’en peux plus. nnArmand (me regardant) : Bienvenue dans le club. Maintenant que les enfants ne sont plus là, ce n’est plus la peine de faire semblant n’est-ce pas ? nnMoi (le dévisageant) : Je rentre chez moi ! nnArmand : Fais donc ça ! Je ne te retiens pas. nnMoi (prenant la direction des chambres) : Je te laisse le soin de l’annoncer aux enfants, et une fois de plus me faire passer pour la mauvaise mère. nnArmand (dans mon dos) : Contrairement à toi Édith, je ne passe pas ma vie quand j’appelle mes enfants à me plaindre de toi ou à parler de toi. Tu es un sujet inintéressant. nnJ’ai eu mal au cœur. Je fais demi-tour. nnMoi (en larme) : Je t’ai donné tout ma vie Armand… en dépit de tout, je t’ai aimé… raison pour laquelle je suis restée aussi longtemps à tes côtés à supporter tes humeurs, tes infidélités, ta famille, ta mère sans oublier ta sœur. J’ai tout pris sur mon dos. Du haut de mes 18 ans. C’est ce que tu me dis aujourd’hui ? nnArmand (furieux) : Tu veux que l’on parle de ces 32 ans de mariage Édith ? De mes infidélités ? Tu viens te jouer les martyres aujourd’hui en remettant en cause le comportement de ma famille et du mien vis-à-vis de toi ? Mais qui est la cause de toute cette histoire dis-moi ? nnMoi (m’en allant) : Je ne tiens pas à m’étaler sur le sujet ! Tu veux que je m’en aille de ta maison Kowet ? Je m’en vais ! Dommage que ta mère soit morte ! Elle aurait jubilé. nnBOUM ! nnArmand (fou de rage) : Si tu n’as aucun respect pour les morts de ta famille, tu respectes les miens. Si cette femme n’était plus de ce monde, ce mariage n’aurait pas tenu aussi longtemps. C’est à cause d’elle que je t’ai pardonné Édith ! A cause de cette femme que jusqu’à ce jour tu portes le nom Kowet et ton fils avec ! nnIl tremble de rage. nnArmand (hors de lui) : Si tu n’as aucun respect pour tes parents. Ma mère tu dois la vénérer ! nnMoi : .....

2021-09-11

XXVI nnÉDITH KOWET nnQuelques mois plutôt… nnDepuis Mars, je n’ai plus aucune nouvelle de Hugh et de la petite. Ce n’est pas que son téléphone ne sonne plus, non. Il sonne tout simplement dans le vide. Me laissant frustrer et inquiète. À mes messages, Hugh répond vaguement. Maintenant pour avoir des photos de la petite, il faut que je demande à la mère. Soi-disant, on lui aurait dit que le visage de sa fille est partout sur Facebook. De ce fait, elle n’envoie plus de photos de Kay à qui que ce soit. nn[Sonnerie téléphone] nnC’est avec peine au cœur que je prends cet appel, vraiment. C’est à cause de Dieu. nnMoi (décrochant) : Oui ? nnHugh : Bonsoir maman… j’ai vu que tu m’avais appelé. nnMoi (froide) : Vingt-sept fois aujourd’hui ! nnHugh : Qu’est-ce qu’il y a ? nnMoi (prenant sur moi) : Qu’est-ce qu’il y a ? Ta mère t’appelle autant, depuis ce matin et tout ce que tu trouves à me dire c’est qu’est-ce qu’il y a ? nnHugh (soupirant) : Maman, je travaille. Je ne suis pas tout le temps à côté de mon téléphone. nnMoi : C’est depuis quand Hugh ? C’est depuis quand, que tu ne réponds plus à mes messages ? nnHugh (soupirant) : Tu as raison. Qu’est-ce qu’il y a ? nnMoi (tonnant) : Je n’ai plus de nouvelles de mon fils et de ma petite fille depuis des mois, et tu me demande ce qu’il y a ? nnHugh : Je vais bien… et Kay va bien. nnMoi (la voix grave) : Je peux la voir ? nnHugh : Ok. Je raccroche et je te rappelle. nnMoi (ferme) : Je ne bouge pas. nClic ! nnOn a vu ça où ? Ou est-ce que l’on a vu ça ? Dans quel monde ? Dans quelle famille ? Ma belle-mère était tout ce qu’elle était mais jamais son fils ne lui a tourné le dos. Ou empêcher de voir ses petits-enfants, jamais. Tous les week-ends, ils étaient tous assis chez elle. nn[Sonnerie téléphone] nnMoi (décrochant) : Oui ? nnC’est la vidéo. nnHugh (souriant) : Tu dis bonsoir à mamie Édith, Kay. nnMoi (souriante) : Bonsoir mon cœur… nnHugh (me regardant) : Elle sort à peine de table. nnMoi (soutenant son regard) : Il faut m’envoyer des photos de l’enfant. nnRenée : Pas question ! nnMoi (grondant) : Celle la dit quoi là-bas ? nnHugh : Attends, je te la passe. nnIl tourne le téléphone ou quoi, je ne vois plus rien que les pieds de la petite. nnRenée : Je n’ai pas envie de lui parler. Tu me la passes pourquoi ? nnHugh : Elle veut des photos de la petite Renée. nnRenée : Et j’ai répondu non ? Aucune photo de mon enfant ne sera envoyée. nnHugh : Dis-le-lui toi-même !nnRenée (prenant le téléphone sans montrer son visage) : Ici, la belle fille chiante ! nnMoi (hors de moi) : Mais tu te prends pour qui dis-moi ? Tu te prends pour qui ? nnElle retourne la camera et nous regards se croisent à travers l’écran. nnRenée : La mère de cette enfant et la femme et ton fils. nnMoi (la voix grave) : Oh, écoute moi bien petite trainée ! nnHugh : Maman !nnMoi (furieuse) : Je n’ai rien à foutre de toi tu comprends ? D’ailleurs tu n’hésites même pas à mes yeux ! Une pute qui passe d’un frère à un autre, qu’est-ce que je fous avec dis-moi ? nnHugh (grondant) : Renée raccroche !nnMoi (hors de moi) : J’ai mon FILS et ma petite fille. Quand j’appelle c’est uniquement pour eux et non pour te voir ou t’entendre. Tu comprends ? Je n’ai absolument RIEN À FOUTRE DE TOI. Tu es insignifiante à mes yeux et tu ne vaux absolument rien. nnHugh : Clic ! nnIls m’ont mis hors de moi. nn[Sonnerie téléphone] nnMoi (décrochant) : Quoi ? nnHugh (furieux) : Maman c’était quoi ça ? nnMoi (furieuse) : C’est à moi que tu poses la question ? Ta pute de femme qui m’insulte, tu n’en dis rien et mais tu viens me poser la question ? nnHugh (grondant) : En quoi elle t’a manqué de respect ? N’est-ce pas normal qu’elle protège la petite ? nnMoi (hurlant) : Contre qui ? Contre qui ? C’est moi qui mets les photos de la petite sur Facebook ? C’est moi ou un membre de ma famille ? nnHugh : MamannnMoi (hystérique) : Vous voulez me priver de ma petite fille Hugh ? Je connais mes droits tu comprends ? Comment tu peux acquiescer à tout ce que cette fille dit ? Comment tu fais Hugh ? Cette enfant, elle l’a fait toute seule ? Une suffit qu’elle dise A pour te voir répéter A. Tu es devenue son chien ? Son caniche ? nnHugh : On va arrêter lànnMoi (hurlant) : Je t’ai posé une question ! Tu es devenue son chien Kowet ? Tu as vu ton père faire ce que tu me fais à sa mère Hugh ? Est-ce que tu as déjà vu ton père traiter sa mère de cette façon ? Ou même me laisser la traiter comme ta femme et toi me traiter. nnHugh : …. nnMoi (folle de rage) : Tu n’as plus rien à dire ? Tu ne fais plus la grande gueule ? Elle protège la petite, contre qui ? C’est elle qui m’a ouvert un compte sur Facebook ? Je te dis Kowet, ce n’est pas cette gamine qui me faire chier Hugh ? Ce n’est surtout pas une gamine de 21 ans qui m’empêchera de dormir la nuit. Si c’est l’eau de son con qui te rend aussi bête, arrête déjà de la boire ! nnHugh : MamannnMaman (tonnant) : NON ! TU ARRÊTES ! TU AS QUEL ÂGE ? Tu as quel âge pour te laisser marcher sur la tête par cette gamine ? Quel âge Hugh ? 31 ans ! nnHugh (calme) : Dans ce cas toi aussi arrêtes de m’infantiliser. J’ai une famille à m’occuper maman, laisse-moi gérer mon couple. Arrête de m’harceler de vouloir me contrôler ou contrôler mon couple ! Si Renée entre dans cette famille c’est à cause de toi. nnMoi : Pardon ? nnHugh (ferme) : N’est-ce pas la belle-fille que tu voulais ? nnMoi (folle) : Quoi ? C’est ce que tu me dis Hugh ? nnHugh (ferme) : Ce sont tes mots maman ! Tu n’as pas arrêté de faire fuir toutes les autres ! Ce qui te dérange aujourd’hui c’est le fait que Renée ne se laisse pas faire. nnMoi : QUOI ? Qu’est-ce que tu me racontes ? nnHugh (ferme) : Maman, Renée ne s’en ira pas non plus ! Je ne compte pas me séparer d’elle afin que tu aies des douces nuits. C’est ma femme et cela ne pas compter pas changer. Je ne compte pas non plus me mettre entre vous, entre Renée et toi. Vous allez apprendre à vous parler. C’est la mère de Kay, c’est la mère de ta petite fille et ma femme. Si elle ne veut pas que les photos de sa fille se retrouvent sur les réseaux sociaux, ce sera ainsi maman. nnMoi (folle) : Hugh, c’est moi qui publie les photos de la petite sur Facebook ? nnHugh : Pourquoi tu cries maman ? nnMoi (hurlant) : Je crie parce que tu es bête ! Tu es con ! Tu es bête et con ! Tu es tellement bête Hugh mon Dieu ! Comment tu fais pour te laisser manipuler par cette gamine ? nnHugh (soupirant longuement) : Je vais te laisser… nnMoi (tonnant) : Pour aller lui manger le con ? Boire l’eau qui en sort ? nnHugh : Bonne soirée maman… nClic ! nnToute furieuse, je pars de la chambre rejoindre Armand dans le séjour. Impossible de lui parler présentement, il fait les cours à Tobias qui passe son bac. Frustrée, je retourne en chambre appeler Solange. Il faut que je vide mon cœur, sinon cette nuit, je ne dormirai. nnSolange (décrochant) : Bonsoir madame Kowet. nnMoi (hors de moi) : Bonsoir Solange. Tu es libre la ? nnSolange (rire) : Quand tu commences comme ça, je sens que je vais passer une belle soirée. Laisse-moi me servir un verre. nnMoi : Vas-y ! nnSolange : C’est bon ! Je suis bien installée. Qu’est-ce qui se passe ? Ton mari encore ? nnMoi (furieuse) : Pfff ! Celui-là, il y a bien longtemps que ses agissements glissent sur ma peau. N’est-ce pas c’est cet imbécile de Hugh ? nnSolange : Ah ! Après le père, c’est maintenant le fils ? Qu’est-ce qu’il a fait celui-là ? nnMoi (hors de là moi) : Lui ? Ou la trainée qu’il est allée chercher Solange ? C’est elle qui décide de tout ! Hugh n’arrive pas à s’affirmer. Rien Solange. Elle claque des doigts et il s’exécute. Tu te rends compte que depuis Mars, depuis mon retour, je n’ai pas de nouvelles de la petite et de son père ? J’ai du l’appeler plus de 20 fois Solange. 27 fois pour qu’il daigne me rappeler en me demander ce qui ne va pas. nnElle soupire longuement. nnMoi (furieuse) : Vingt-sept fois ! Et il me répond en me disant qu’est-ce qu’il y a maman ? Qu’est-ce qu’il y a maman ? C’est elle qui gère sa carte bleue. Une manipulatrice Solange. Une menteuse ! Cette petite est dangereuse ! Je ne sais pas ce qu’elle fait pour avoir autant d’emprise sur Hugh comme ça. nnSolange : C’est une quoi ? nnMoi : Qu’est-ce que j’en sais ? Juste qu’elle a un côté fang. nnSolange : Tu crois qu’elle lui aurait fait quelque chose ? nnMoi (le cœur battant la chamade) : Ou ça ? En France on fait ce genre de chose ? nnSolange : Bah oui ! les africaines qui y vivent sont partis d’ici avec leur pratique. nnMoi : …. nnSolange : On peut consulter aller consulter chez la vieille. nnMoi (la boule au ventre) : Mais pour cela, il faut que je sois là-bas non ? nnSolange (amusée) : Mais viens ! nnMoi (soupirant longuement) : Tu connais ma situation pourtant ! nnSolange. C’est vingt-cinq mille que ton mari ne peut pas te donner ? nnMoi : Ce n’est pas une question de vingt-cinq mille… la consultation a un prix. Qui va payer ? nnSolange : Je te l’offre ! Paye ton billet et rejoins-moi. nnMoi : Mmm… je te tiens au courant en tout cas. nnSolange : Ok. nnMoi (soupirant longuement) : Et toi là-bas ? nnSolange (expirant) : Sabrina est en train de me donner les maux de tête. nnMoi : C’est comment ? nnSolange (changeant de ton) : C’est le gout du bangala qui lui monte dans la tête ! nnJ’éclate de rire !nnSolange (énervée) : Ne ris pas ! Elle me dépasse ! 25 ans hein ! Je ne sais toujours pas ce qu’elle compte faire de sa vie. Et pendant ce temps, je ne fais qu’injecter de l’argent sur elle. Zéro résultat. Le BCom qu’elle est allée faire, j’ai dû payer les profs afin qu’ils lui mettent la moyenne. Madame ne fout rien. nnMoi (soupirant) : Et le petit ? nnSolange (grondant) : Ils rentrent en décembre ! Là, je n’en peux plus ! Je suis épuisée psychologiquement et financièrement. nnMoi : Linda au moins fait les études !nnSolange : Est-ce que je lui ai laissé le choix ? Les menaces tous les jours, tous les jours. nnMoi : Ah, j’ai manqué quelque chose ? nnSolange (pouffant) : Arrive pardon, j’ai trop d’histoire à te raconter ici. Facon dont les deux filles la veulent ma mort. Pendant que leur père dort paisiblement avec ses multiples putes ! Mais c’est à moi que les deux imbéciles là, font chier. nnMoi : Linda aussi ? nnSolange : Mmm Édith, arrive ici ! nnMoi : Je ne comprends pas Linda ! C’est quoi qui lui manque ? Elle a une bourse d’études, en plus des sous que tu lui envoies. nnSolange (furieuse) : C’est mon poing sur le visage qui lui manque ! En tout cas, si elle pensé remettre les pieds au Gabon, c’est qu’elle ne connait mal. nnMoi (soupirant) : Peut-etre qu’il faut envoyer Sabrina là-bas aussi ! nnSolange (pouffant) : Pour faire quoi en France ? Vivre de la Cas et des allocations familiales ? Être assise à la maison et se faire coucher ? nnMoi : Ah. nnSolange : Elle rentre ! Elle va travailler avec nous, ici. Elle verra comment on gagne l’argent qu’elle dépense n’importe comment là-bas.nnMoi (soupirant) : Ok. nnOn passe plus de deux heures en ligne à déverser nos frustrations au téléphone. Les enfants-là ne voient pas tous les sacrifices que l’on fait pour eux. Rien. Sabrina et Linda, je ne comprends pas ce qui se passent dans leur vie. nnDe viveuse à serveuse. De petite d’un vieux blanc à sa femme, mère et maintenant co-fondatrice de son entreprise. Elles ne voient pas tout ce que leur mère fait pour elles. Solange a combattu, a lutté afin d’occuper la place qu’elle a aujourd’hui. nnJe reste à soupirer longuement, assise sur mon lit. Armand me rejoint quelques longues minutes plus tard, prêt pour le dodo. nnMoi (le regardant) : Vous travaillez quoi Tobias et toi ? nnArmand (dans la salle de bain) : Les matières qui l’embêtent. nnMoi : Ok… et c’est quoi les matières qui l’embêtent ? nnIl se place entre le cadrant de la porte, la brosse à dent dans la bouche. nnArmand (me regardant) : C’est aujourd’hui que tu me poses la question Édith ? Depuis que ton fils fréquente, tu n’as pas la moindre idée des matières qui le perturbent. nnMoi (soupirant) : Réponds simplement… Quand je ne m’occupe pas, tu me le reproche. Maintenant que je le fais, c’est encore un souci. nnArmand : Les mathématiques. nnMoi : Ah… nnArmand termine son brassage de dents et il me rejoint sur le lit, son téléphone dans les mains. nnMoi (le regardant) : C’est quand le bac déjà ? nnArmand : Dans un mois. nnMoi (le regardant) : Et… Tobias ira où ? nnArmand (me regardant) : Ou veux-tu qu’il aille ? Si ce n’est pas en France avec les autres ! nnMoi : Je sais… je me suis mal exprimée… chez qui je voulais dire ? nnArmand (me fixant) : Chez Aymar ! nnMon cœur s’attache très fort ! Tellement fort que je n’arrive même pas à cacher mon mécontentement. nnMoi (soutenant son regard) : Pourquoi ? nnArmand (me fixant) : Pourquoi ? nnMoi (soutenant son regard) : Janine, Jaëlle et Hugh y sont… pourquoi tu envoies Tobias là-bas ? nnArmand (posant son téléphone sur le son torse) : Et pourquoi pas Édith ? nnMoi (le cœur battant la chamade) : … nnArmand (calme) : Janine travaille de 8 h à 20 h. À quel moment va-t-elle s’occuper de Tobias ? Jaëlle s’est inscrite en alternance pour l’année prochaine, elle ne sera plus sur Bordeaux à plein temps. Qui va gérer Tobias ? Du moins la première année. nnMoi (petite voix) : Hugh a une maison de trois chambre… nnArmand (me fixant) : Tu veux que l’on parle de ton fils Hugh ? nnMoi (soutenant son regard) : Mon fils ? nnArmand (la voix grave) : Est-ce que tu veux que j’ouvre ma bouche sur lui ce soir Édith ? Jusqu’ici, je n’ai encore rien dit. Je vous regarde ton fils et toi. Est-ce que tu veux que j’ouvre ma bouche sur lui ce soir ? nnMoi (du bout des lèvres) : Non. nnArmand (me fixant) : Bien ! Tobias ira à Caen avec son frère Aymar. nnC’est la goutte de trop pour moi. Je quitte le lit le téléphone en main et je sors de la pièce m’enfermer dans l’une des chambres des enfants et je déverse toute ma frustration.nnMoi (en larme) : Je n’en peux plus Solange. Je n’en peux plus cet homme… Je n’en peux plus. nn[Ping sms] nnSolange : Je t’envoie les sous du billet demain. nnMoi (pleurant de plus belle) : Merci… nnIl prend toutes les décisions sans jamais m’en informer… je suis toujours la dernière au courant de tout ce qui se passe dans la vie de mes enfants. Plus de 30 ans que cela dur, j’en ai marre. Marre de cet homme ! Marre de cette vie, de ce mariage. Marre ! nnJe pleure un bon coup et je retourne dans le lit conjugal. nnArmand (me regardant) : Ça y est ? nnMoi (reniflant) : Bonne nuit Armand !nnJe m’installe sous la couette en lui tournant le dos… Ce sont ses enfants, il les a fait tout seul, normal qu’il me traite ainsi. nnArmand (dans mon dos) : Tu ne manques vraiment pas d’air Édith ! Tu vas pleurer, faire la victime dans mon dos. Alors que tu n’as même pas la moindre idée des matières faibles de ton fils et de la série qu’il fait. Ni lui, ni Louise. Tout ce qui te préoccupe c’est l’endroit ou Tobias ira ? nnMoi (la boule au ventre) : Tu as raison… je suis une mauvaise mère ! nnArmand (tonnant) : Oui ! Tu es une mauvaise mère !nnPiquée, je bondis du lit. nnMoi (en larme) : Qu’est-ce que tu fais avec moi dans ce cas ? Pars ! Pourquoi tu es la Armand ? nnArmand (me fixant) : Tu baisses d’un ton avec moi. nn[Silence] nnArmand (dur) : Depuis que ces enfants vont à l’école, combien de fois tu t’es posées avec eux ? Quand tu vois ton fils Tobias qui est perché dans les airs, c’est l’autre femmelette de Hugh qui pourra le gérer ? Quand il n’est même pas fichu de s’imposer dans son couple ? nnMoi (pleurant de plus belle) : Accuse moi…. Vas-y ! Je suis déjà habitue toutes les façons. 32 que ça dure… il n’y a rien de nouveau. nnArmand (me fixant) : Je n’ai absolument rien à foutre de tes états d’âmes Édith. Mais vraiment. Tu gères tes crises de femme malheureuse comme bon te semble et je gère l’avenir de mes enfants. Ce qui est sûr, Tobias ne finira pas comme Hugh. nnMoi (en larme) : Je pars chez ma sœur… Et ne t’inquiète pas, ce n’est pas avec ton argent. nnArmand (rire nerveux) : Tu pars chez ta sœur ? Ton fils doit passer le bac dans un mois et toi, tu pars chez ta sœur. nnMoi (reniflant) : N’est-ce pas tu es la ? N’est-ce pas ma présence est égale à mon absence. N’est-ce pas c’est toi le père et la mère ? Fais ! nnJe me recouche en lui tournant le dos. Et jusqu’au matin, on ne se dit plus rien. J’ai le western de Solange que j’attends pour quitter la maison et aller le récupérer. Puis, passer au port prendre mon billet et rentrer. nnLe billet que j’ai pris est pour demain matin, car plus de place avant la semaine prochaine. Et comme il n’est pas question que je reste ici une semaine de plus, j’ai pris la place de demain. nnDe toutes les façons, ce n’est pas avec son argent. Je n’ai pas de compte à lui rendre. Je fais mes valises, oui, je ne compte pas rentrer avant septembre ici. J’ai besoin de souffler un peu… d’être loin de lui. nnMoi (regardant Armand) : Tu pourras me déposer au port demain matin ? c’est sur ton chemin. nnArmand : Ok. nnIl peut dire non, je ne lui force pas la main. Au moins maintenant, il sait que je pars demain. C’est fait. Le lendemain à 7h30, Armand me laisse au port. Trente minutes plus tard, les enregistrements et à midi seulement nous embarquons dans le bateau pour 4 heures longues heures. nnJ’attends mes valises et je vais rejoindre Solange à l’extérieur, on se fait la bise. nnSolange (souriante) : Bonne arrivée chez toi. nnMoi : Merci… j’en avais besoin. nnElle prend l’une de mes valises et nous rejoignant son véhicule, direction la maison. Ma sœur vit chez elle, dans sa grande maison de trois chambres que lui a construit son ex-mari avec qui, elle est toujours mariée bien que séparer. Le papa de Sabrina et Linda. nnChacun a refait sa vie, lui en premier mais il refuse de signer les papiers du divorce. Tout ça parce qu’il ne veut pas qu’elle jouisse du fruit de son travail, en cas de divorce Solange empoche la moitié de tous les biens investis dans le pays. Notamment l’entreprise de livraison de fruits et légumes dont elle est la co-fondatrice. D’autant plus qu’ils brassent du gain en ayant l’exclusivité sur dans les grandes surfaces. Entre « blancs » les contrats sont vites signés. nnOn ne vient pas d’une famille riche, tout ce que nous possédons aujourd’hui, nous nous sommes battus pour les avoirs. C’est pour cette raison que je ne compte pas demander le divorce, jamais. Il mourra bien un jour. Je suis-là, j’attends. n n RENÉE ORTEGA nnEn ligne nnMoi (la boule au ventre) : Comment ça on fait une pause ? nnTerrence (soupirant) : Je suis marié Renée nnMoi (gueulant) : Parce que je ne le suis pas peut-etre ? nnTerrence (soupirant) : Si… bien sur… mais entre nous Renée… ce n’était pas du sérieux. nnMoi : Non ? nnTerrence (amusé) : Non… enfin. Tu es jeune… tu as 21 ans et 55 ans… tu nous vois ensemble ? nnMoi : Ça fait quoi ? nnTerrence (soupirant) : Il n’a jamais été question que je quitte ma femme… ou que tu quittes ton mari… nnMoi : Non ? nnTerrence (soupirant longuement) : Non Renée… tu es une très belle jeune femme… merde ! je me mords les lèvres rien qu’en t’imaginant à poil devant moi… Mais me demander de quitter ma femme comme ça… c’est me demander de finir sous un pont… J’ai travaillé durement afin de jouir de mes efforts plus tard. Demander le divorce, c’est recommencer tout à zéro. Je n’ai plus le temps pour ça… nnMoi (la voix grave) : J’ai laissé ma fille pour te suivre Terrence. J’ai abandonné ma famille afin de passer trois mois avec toi dans ta mission. nnTerrence (soupirant) : Je sais Renée. nnMoi (furieuse) : Non, tu ne sais pas ! Si c’était le cas, tu ne serais pas en train de me sortir des inepties. nnTerrence : Bon… avant que les esprits ne s’échauffent, il vaut mieux que l’on coupe court à tout ceci. nnJe manipule mon téléphone. nnTerrence (changeant de ton) : C’est quoi ça Renée ? nnMoi : Des photos de nous. De toi à poil et de moi au-dessus de toi en train de te chevaucher. nnTerrence (fou) : Tu sors ça d’où ? Merde ! C’est quoi ça Renée ? nnMoi (je manipule mon téléphone) : Des photos de toi et de moi. Toi dormant à poing fermer. Normalement, tu as aussi reçu le numéro de ta femme. nnTerrence : … nnMoi (la voix grave) : Tu ne baises pas pour me jeter après comme un vulgaire papier toilette. nnTerrence : Renée attention ! nnMoi (calme) : C’est plutôt toi attention ! Tu ne veux pas quitter ta femme ? Je vais te donner un coup de pouce. nnTerrence (gueulant) : Tu me menaces Renée ? Tu sais qui je suis ? Est-ce que tu sais qui je suis ? nnMoi (furieuse) : Rien à foutre ! Toi non plus tu ne sais pas qui je suis. Tu aimais bien avoir mon cul sur ton visage n’est-ce pas ? J’ai aussi des vidéos de toi à genoux me suppliant de te manger les couilles. nnTerrence : Tu veux combien ?nnMoi (ferme) : Vingt-mille euros !nnTerrence (hurlant) : Vingt-mille ? Tu t’es cru où ? Tu crois que je vais te donner vingt-mille Renée ? nnMoi : Oh oui ! N’oublie pas que tu as falsifié des documents et qu’ils sont en ma possession. Je viens de t’envoyer mon RIB. nnTerrence (furieux) : Je l’ai fait pour sauver ton mariage et c’est ainsi que tu me remercies ? nnMoi (rire) : Sauver mon mariage en fraudant ? En agissant contre la loi ? Sauver mon mariage alors c’est toi qui me retenais contre mon gré ta queue entre mes jambes ? nnTerrence : Tu es une vraie salope ! Une trainée ! Une chienne ! nnMoi (levant les yeux) : Ouais, ouais ! nnTerrence (fou de rage) : Une vraie putEUH ! nnMoi (rire) : La conversation est enregistrée en tout…nnTerrence : Clic. nnMoi (sms) : Mon gain, demain. Sinon je balance tout à ta femme ! nnJe ne sais pas comment il s’est déverrouillé comment, je ne cherche même pas à le savoir. Dans les jours qui ont suivi, je me retrouve avec quinze mille euros dans mon compte perso. nnTerrence (sms) : J’espère ne plus jamais à, jamais te croiser de toute ma vie. Plus jamais ! Sale garce !nnImpossible de lui répondre. Ah tant pis ! Je voulais le remercier. nS’ils pensent que je leur donne mon con cadeau et ben, ils se foutent bien le doigt dans le cul avant de les humer. Pour le moment, je suis encore bloquée avec Kay. Sinon next. nnMoi (regardant Hugh) : Je compte reprendre mes études à la rentrée prochaine. nnHugh (croisant mon regard) : La licence ? nnMoi : Oui… nnHugh : Ok… Il ne me reste plus qu’à trouver une solution avec la petite… les universités n’ont pas de crèches ? nnMoi : Il faudrait déjà que je trouve une université pour moi… avant de penser à trouver une crèche pour elle… Tu as les moyens, tu peux très bien l’inscrire dans une garderie. nnHugh (soupirant) : Ouais… nnMoi (le regardant) : Il y a ton petit frère qui passe le bac cette année ? nnHugh : Oui et ? nnMoi : Bah, on pourrait l’accueillir ici… il y a assez de place… et de temps en temps, il pourrait nous garder la petite, on le rémunèrera bien entendu. nnHugh (soupirant) : Il vient poursuivre ses études. nnMoi (le regardant) : Et alors ? Cela empêche de travailler ? Vois avec ton père. nnHugh : Il va rester avec Aymar. nnMoi : Pourquoi ? nnHugh : Comment ça pourquoi ? nnMoi : Bah, ce n’est que votre demi-frère. Pourquoi c’est à lui que ton père confie Tobias alors que tu es l’ainé ? D’abord Jaëlle et maintenant Tobias ? J’ai l’impression que ton père préfère tout le monde, surtout Aymar à toi. nnHugh : Qu’est-ce que tu vas chercher encore ! nnMoi (le regardant) : Je dis ça… je ne dis rien… Tu as 31 ans, pourtant tout le monde te voit comme un demeurer… personne ne te respecte dans cette famille. nnHugh : Renée arrête ! nnMoi (le regardant) : Dans ce cas, impose-toi ! Appelle ton père et demande-lui de faire venir Tobias ici. nnHugh (soutenant mon regard) : C’est un peu trop tard maintenant ! nnMoi (pouffant) : Cela te coute quoi de l’appeler et de lui dire ce que tu penses de tout ceci ? Aymard qui n’est même pas un enfant légitime, c’est à lui que l’on confie ton petit frère Hugh ? Ton petit frère de même père et mère et tu ne dis rien ? Tu ne vois pas qu’il est en train de prendre ta place ? Doucement mais surement, il t’éjecte du cœur de ton père. nnHugh : ….nnMoi (le regardant) : Si tu m’avais raconté cette histoire plutôt, jamais on n’aurait laissé qu’il aille loin là-bas, plutôt que chez nous. Ne viens pas te plaindre plus tard que je ne t’avais pas prévenu. nnHugh : En tout cas, je peux encore faire venir maman. nnJ’ai eu le frisson. nnMoi (le fixant) : Si tu cherches à faire venir quelqu’un cette fois-ci, c’est la mienne. Pas question de revoir ta mère avec son long séjour ici, à semer la zizanie entre nous. nnHugh (soutenant mon regard) : Elle acceptera ? nnMoi : Qui ça ? Maman ? nnHugh : Oui !nnMoi : Si, je lui demande oui… il ne restera plus qu’à convaincre mon père… une tache qui s’annonce (expirant) titanesque. nnHugh : Bien ! Dans ce cas, si l’on ne trouve pas de solution d’ici là, j’appelle ma mère.

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